… on a beau faire l’effort de ne suivre que ses amis, des gens qu’on apprécie, il y a des jours où ça tape sur le système.
Twitter, pour ceux qui vivaient dans une grotte ces derniers mois, c’est un site dit « de microblogging » où il s’agit de dire ce qu’on veut en 140 caractères et de suivre ce que disent en 140 caractères nos amis ou même de parfaits inconnus. Le concept s’adapte aux utilisations qu’en font les utilisateurs mais parfois ces utilisateurs, les twitterers font un peu n’importe quoi (selon moi).
1) La version messenger. Les replies ou réponses en français pas dans le texte, ça existe, ça sert, c’est intéressant. Mais quand on trouve deux personnes qui se répondent sur des dizaines de twitts soit pour faire une conversation personnelle (devant des millions de personnes) soit pour débattre de sujets très intéressant (en 140 caractères de quoi faire des arguments qui tuent). Pour les gens qui observent, c’est ennuyant, c’est tout.
2) La version anglaise. Bon. Moi aussi ça m’arrive de temps en temps d’écrire des twitts en anglais. C’est vrai l’anglais a un certain tempo, on peut dire plus de choses en moins de mots. Mais de la part de twitterers français ça fait deux choses. Soit l’anglais n’est pas très bon, et ça m’écorche les yeux. Soit l’anglais est bon, et ça fait Loic Lemeur (« moi j’ai des followers américains« ).
3) La version écolo. L’écolo, il recycle. Et la version écolo du twitterer, c’est celui qui réutilise les twitts des autres. Ils ont donc inventé le « retwitting » qui consiste en la répétition du twitt d’une autre personne en précisant le pseudo de cette personne. M’enfin le problème c’est que si je voulais lire les twitts d’autres personnes, je les suivrais. Et si je ne les suis pas, c’est qu’il y a une raison.
4) La version originale. A l’origine, Twitter c’était : « Dites ce que vous faites ». Bien sur le site a dépassé cette ambition bien pauvre. Pourquoi ? Parce que.
5) La version flooder. « To flood » en anglais ça veut dire inonder. Et c’est exactement ce qu’il fait le flooder. Il nous inonde de ses twitts et pas toujours (plutot rarement) de twitts intéressants : panne de réveil, menu du petit déj, look du jour, j’ai pas envie de travailler, mes clients sont nuls, c’est quoi le menu à la cantine ce midi, etc.
6) La version gaffe. Samedi soir. L’ennui. Et là tous vos amis twittent de la super soirée à laquelle ils sont tous…




