Je me demandais si cette douleur disparaissait vraiment un jour.
On oublie, on passe à autre chose, voire même on pardonne, mais on se souvient de la douleur.
On se souvient de l’état de l’état de désespoir dans lequel on se trouvait.
On regarde cette photo et on se souvient qu’on ne mangeait plus et qu’on ne dormait pas.
Un mauvais souvenir, comme un cauchemar lointain, qui ne fait plus peur, mais qui laisse une sensation désagréable.
Et je comprends mieux maintenant ceux qui me disaient que je ne pouvais pas comprendre puisque je ne l’avais jamais ressenti. On se retrouve dans un groupe, un club presque, celui de ceux qui ont souffert cette douleur et qui comprennent. Ceux que je ne comprends pas c’est ceux qui me disaient qu’il fallait que je sois quittée un jour pour mieux comprendre (comprendre quoi ? la dure réalité de la vie ?). Ironie du sort, cette même personne s’est donc occupée de bien me faire comprendre ce que ça fait de faire partie de ce club.
Jamais je ne pourrais « souhaiter » une chose pareil pour quelqu’un que j’aime. Heureux soient les ignorants. Soyez épargnés par cette douleur qui reste au plus profond de nous et qui se rouvre insidieusement dans les moments de faiblesse, de moral bas.
A l’écoute d’une chanson, à la vue d’une photo, à la mémoire d’une promesse faite. Au souvenir de cette naïveté.
Découvrez Mika!





