8 décembre 2009
C'est MA vie! Grand écran Pensées

away-we-goC’est sur qu’on a l’air toujours plus intelligent quand on est allé voir ces films encensés par la critique, sombres, durs, parlant de guerre, de viols, de morts, de traumatismes et laissant le spectateur lessivé et attristé (au moins pour cinq minutes) à cause de la réalité de notre monde.

De mon côté, je préfère m’éviter ce genre de torture inutile.

Cette décision, prise il y a quatre ans, m’est venue de deux constatations et d’une histoire en particulier.

Première constatation : je vais au cinéma pour me divertir. Deuxième constatation : je sais que notre monde est pourri. Je sais les guerres, les injustices, les morts, les tortures, les pauvretés, les famines, etc.

L’histoire : à l’époque j’étais en DEA (ou Master 2 Recherche pour les plus jeunes) Droits de l’Homme. Matières passionnantes, mais déprimantes s’il en est. Notamment le cours de droit humanitaire. Je vous laisse imaginer les sujets sur les Conventions de Genève qui réglementent les guerres. Je me suis retrouvée à préparer un exposé d’une heure trente sur la vente d’armes légères. Et dans cette période je suis allée voir au cinéma Lord of War avec Nicolas Cage. Non mais vraiment ? En plus de toutes les données techniques et légales et tous les chiffres de morts et blessés que j’avais pu ingurgiter pour l’exposé, je me retrouvais face à une démonstration visuelle et sentimentale de cette saloperie (excuse my french).

Voilà. Lord of War fut le dernier film pas drôle que j’ai vu. Depuis je ne vais voir que comédies, romances, fantastique, science-fiction et autres Harry Potter.

Du coup je vais voir des petites perles qui ont exactement le résultat opposé. On sort du film, un sourire au lèvre, dans une bulle ensoleillée, de laquelle on ne voit rien de l’extérieur sombre de notre société, de la crise, des gens qui meurent partout, des médias, de sarkozy. Et ça fait du bien. Les vies privées de Pippa Lee, Very Bad Trip, et bien sur, Away we go. N’écoutez pas les critiques qui reprochent au film d’être trop gentil, trop doux, au point qu’on attende une dispute brutale entre les personnages principaux*. Non, non. Away we go, c’est une fenêtre ouverte sur l’océan quand il fait chaud.

*Voir la critique de Télérama.

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